14 juillet 2010

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Retrouvez toutes les photos de la réception organisée au Consulat pour le 14 juillet 2010 sur la page Flickr du Consulat.

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Discours du Consul général de France à New York, Philippe Lalliot :

Mesdames et Messieurs les Députés,
Messieurs les Ambassadeurs,
Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,

Avec toute l’équipe du Consulat général, je suis très heureux de vous accueillir pour cette traditionnelle réception du 14 juillet.

Je voudrais tout d’abord remercier tous nos sponsors sans lesquels cette soirée n’aurait pu se tenir : la chaîne France24 présente à New York pour le lancement aux Etats-Unis de ses programmes en langue française ; Jean-Luc Colombo, un ami dont vous pouvez apprécier les vins, Palm Bay et Gosset pour le Champagne, Brasserie Julien, Feast and Fêtes, Tastings et Bar Breton, quatre traiteurs avec lesquels nous avons noué au fil du temps une vraie relation de confiance, Michel Cluizel pour le chocolat, lui aussi toujours prêt à nous aider, US Evergreen pour les fleurs, et Party Rental. Grâce à la générosité de nos sponsors, cette soirée n’aura pas coûté un centime au contribuable. Cela méritait d’être rappelé en ces temps d’économies budgétaires.

Je voudrais également remercier toutes celles et tous ceux qui contribuent à faire du 14 juillet l’un des grands événements festifs de New York. Du bal organisé par le Comité des associations françaises à la soirée des French Tuesdays à Long Island City, en passant par le tournoi de pétanque de Brooklyn ou la Street Fair du FIAF, pour n’en citer que quelques-uns, il y en pour tous les goûts et dans tous les quartiers de New York. Ce n’est plus un Bastille Day mais une Bastille Week et cela donne de la France une image un peu plus avenante, plus souriante et plus entrprenante que son équipe de football.

Mesdames et Messieurs,

Il est également de tradition, lors des discours prononcés pour le 14 juillet, de rappeler les grands faits qui ont rythmé l’année écoulée. Je vais déroger à cette tradition pour ne pas vous assommer de trop longs développements. Je ne retiendrai que deux moments qui ont marqué la communauté française de New York et la relation franco-américaine au cours des douze derniers mois. J’entends par là les deux dernières visites ici du Président de la République.

La première de ces visites, le 23 septembre dernier, a permis de rassembler au Manhattan Center Studio 4000 des 70 000 Français de New York, du New Jersey, du Connecticut. Elle a permis au Président de la République de rendre hommage à l’une des plus nombreuses et l’une des plus dynamiques communautés françaises expatriées au monde. Il a souligné le rôle essentiel que vous jouez en faveur du rayonnement de notre pays, de la promotion de ses intérêts économiques, du développement de sa présence culturelle.

Pour reprendre ses propres termes, à l’heure de la mondialisation, la France a besoin de femmes et d’hommes comme vous pour exporter son savoir-faire, pour diffuser ses valeurs, pour être présente au-delà de ses frontières et faire entendre sa voix. Jamais à ma connaissance, une rencontre de cette ampleur n’avait été organisée. Je suis très heureux et très fier qu’elle se soit tenue ici, à New York, et j’espère que nous pourrons très bientôt recommencer.
La seconde de ces visites, le 29 mars dernier, a notamment permis, avant que le Président de la République ne se rende à Washington pour y rencontrer le Président Obama, de réunir plus de 1000 étudiants de Columbia University. Cela a été l’occasion de rappeler la force et la nécessité de la relation franco-américaine et, plus largement, du lien transatlantique, de rappeler que « le monde a besoin d’une Amérique ouverte, d’une Amérique généreuse, d’une Amérique qui montre la voie », de rappeler enfin qu’il nous appartient, à l’Europe et aux Etats-Unis, d’apporter de nouvelles idées et d’inventer ensemble de nouvelles réponses aux défis auxquels nous sommes aujourd’hui confrontés.

C’est vrai de la crise économique, plus largement de la réforme du système financier international. C’est vrai également de la lutte contre le changement climatique après l’échec du Sommet de Copenhague, de la réforme de la gouvernance mondiale, notamment des grandes institutions multilatérales, de la lutte contre la prolifération et le terrorisme et, plus largement, de tous les grands sujets internationaux, qu’il s’agisse de l’Afghanistan, du processus de paix au Proche-Orient, des questions liées au nucléaire iranien ou encore du développement en Afrique.

Bon nombre de ces sujets, sinon tous, figurent au menu des réunions du G8 et du G20. La France assurera en 2011 la présidence de ces deux enceintes, avec en particulier un Sommet du G8 prévu à Nice en juin prochain. Il nous incombera de tout faire pour que les choses avancent. Car, sur tous ces sujets qui engagent notre sécurité, notre prospérité, plus largement nos modèles de société, la France a des messages à porter, des propositions à faire, des intérêts à défendre aussi.

Bon nombre de ces sujets, sinon tous, rejoignent d’ailleurs certaines des priorités que s’est fixé le Gouvernement au niveau national aussi bien qu’européen et je le dis devant une délégation de députés du Parlement européen dont je tiens à saluer la présence parmi nous ce soir : régulation financière, développement durable, innovation, mesures en faveur de la formation, de la recherche, de la croissance et de l’emploi. Il n’est pas jusqu’à la difficile mais si nécessaire réforme des retraites qui ne participe de cet agenda à la fois international, européen et national, ne serait-ce que pour les effets que cette réforme des retraites aura notamment sur le rétablissement de l’équilibre de nos finances publiques.

Chers Amis,

Un mot encore si vous le permettez sur des affaires plus locales mais qui peuvent néanmoins vous intéresser.

Vous savez certainement tout d’abord que, le 16 juin, le Conseil d’Etat a annulé le résultat des élections tenues l’année dernière pour la désignation des Conseillers à l’Assemblée des Français de l’Etranger. Le Conseil a en effet estimé que toutes les mesures n’avaient pas été prises à l’époque pour permettre l’identification des électeurs ayant voté par correspondance.

Un prochain scrutin devra donc être organisé à l’automne, probablement dans le courant du mois d’octobre. Nous mettons d’ores et déjà tout en œuvre pour que ce scrutin soit irréprochable. Vous avez reçu ou vous allez recevoir un courrier vous informant des modalités du vote. Il faut notamment, si vous souhaitez voter, ce à quoi je vous encourage vivement, que vous nous fassiez parvenir votre signature afin que nous puissions authentifier votre vote. Toutes les informations sont disponibles sur le site Internet du Consulat. N’hésitez pas à le consulter ou à nous appeler.

A compter de la rentrée, nous allons également lancer des travaux importants au rez-de-chaussée de ce bâtiment et au 10 East. Ces travaux devraient durer trois mois. Ils aboutiront à une complète refonte de la Chancellerie consulaire, du service des visas et de celui des affaires sociales. Pendant cette période, les services du Consulat resteront évidemment à votre disposition. L’objectif est, avant la fin de l’année, de pouvoir vous recevoir dans de meilleures conditions qu’aujourd’hui et d’améliorer encore le service qui vous est rendu.

Je souhaitais enfin vous dire que nous comptons lancer au Consulat à la rentrée deux nouvelles séries de rendez-vous, l’une sous la forme de petits-déjeuners autour d’une personnalité française du monde des arts, des affaires ou de la politique, l’autre sous la forme de rencontres avec le board d’une institution new yorkaise, un musée, une université, une association caritative par exemple.

Ces deux nouvelles séries viendront compléter les conférences mensuelles lancées l’année dernière sur des thèmes d’actualité. Nous en avons tenues onze depuis octobre dernier, avec des invités aussi différents que Joseph Stiglitz, François Barré-Sinoussi, deux Prix Nobel donc, le général Abrial, commandant l’OTAN à Norfolk, Richard Praquier, le directeur du CRIF, ou Jacques Attali. Les cinq prochaines conférences de l’automne seront respectivement consacrées à la justice pénale internationale, à l’énergie nucléaire, à l’éducation, à l’économie et à l’espace. Je vous invite à consulter régulièrement notre site Internet et notre page Facebook pour avoir le programme, les dates et les invités.

Je voudrais finir en remerciant tous mes collaborateurs, présents en nombre ici ce soir, et leur dire très simplement que, grâce à eux, à leur professionnalisme et à leur efficacité, cette première année à New York a été pour moi un plaisir renouvelé chaque jour et dont j’espère qu’il se prolongera longtemps encore.

Merci encore à tous d’être venus si nombreux ce soir.

Vive la France !
Vive les Etats-Unis !
Et vive l’amitié franco-américaine !


Avant que la soirée ne se poursuive et que nous ne prenions un verre ensemble, je vous invite à écouter les hymnes nationaux.





Dans la matinée du 14 juillet, le Consul général s’est rendu à Greenwich dans le Connecticut pour participer à la cérémonie de levée des couleurs du drapeau français, organisée par l’Alliance Française de Greenwich.

Discours du Consul général :

Mr. First Selectman, Peter TESEI,
Senator Scott FRANTZ,
Representative Fred CAMILLO,
Ladies and Gentlemen,
Dear Friends,

It is a great honor and pleasure for me to be here with you this July 14th. First I want to thank you all—French expatriates and American Francophiles—for coming today. I also want to pay tribute first to the Alliance Française of Greenwich, which has organized this ceremony since 1998, and last but not least to Serge Gabriel whom you all know for sure.

For the French community, Bastille Day remains a very special day, one combining revolutionary origins and popular inspiration. It is part of our history and embodies France along with other symbols traditionally associated with our country : our flag ; our anthem, La Marseillaise ; and of course our motto, “Liberté, égalité, fraternité.”

This day is also an opportunity to celebrate French-American friendship. You know better than anyone that this friendship goes way back and has never faltered when the essential was at stake. The French were there at America’s birth—Lafayette, Rochambeau and the troops sent by France to help this great nation win its independence. That isn’t ancient history. Just like the American help during the 20th century’s two world wars isn’t ancient history. This is quite simply History, a history of shared combats, spilled blood, values and ideals defended together. France will never forget what it owes the United States.

For us, the French of America, the relationship between our two countries is crucial. And I can say that rarely has it been as good as it has been since the election of President Sarkozy. As the president’s last two visits to New York—to the Manhattan Center Studio in September, and to Columbia University this past March—demonstrated once again, this relationship is rooted in history, but also on the utmost trust and the conviction that only together will we be able to face the many challenges confronting us : the economic crisis, the protection of the environment, the fight against proliferation and terrorism, and the major international issues from Afghanistan to Iran and the Middle East, not to mention development in Africa.

It is up to us to ensure that this relationship thrives, considering that it must not be taken for granted but must be nurtured continuously with mutual attention, exchanges and joint projects. That is what the 70,000 French citizens living in New York, New Jersey, and in particular here in Connecticut are doing.

I also came to Greenwich to thank you for your contribution to France’s influence, to the promotion of its economic interests and the expansion of its cultural presence. To paraphrase President Sarkozy, in the age of globalization, France needs men and women like you to export its know-how, to spread its values, to be present beyond our borders and to make our voice heard.

Vive la France ! Vive les Etats-Unis ! Et vive l’amitié franco-américaine !

Dernière modification : 05/06/2020

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