La Women in Corporate Leadership Initiative définit une feuille de route pour le progrès des femmes dans le monde de l’entreprise [en]

Le 31 janvier 2018, plus de 100 chefs d’entreprise du Canada, de France et des Etats-Unis se sont réunis au New York Stock Exchange à l’occasion de la Women in Corporate Leadership Initiative, une conférence de haut niveau organisée par les Consulats généraux du Canada et de la France, l’Economic Club of New York, et Richard Attias & Associés.

Marlène Schiappa, Ministre d’Etat française chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, et son homologue canadienne, l’honorable Maryam Monsef, Ministre de la condition féminine, ont prononcé un discours en ouverture, et discuté des efforts de leurs pays respectifs pour prioriser et promouvoir la diversité hommes-femmes.

La journée a inclus cinq tables rondes, auxquelles ont notamment participé Frédéric Rozé, Président Directeur Général de L’Oréal USA, Katie Telford, Directrice de Cabinet du Premier Ministre Trudeau, et Terry J. Lundgren, Président et Président Exécutif de Macy’s.

Kristalina Georgieva, Directrice Générale de la World Bank, a clôturé l’événement avec une allocution, faite lors d’un déjeuner organisé par l’Economic Club of New York, soulignant l’engagement de la World Bank à faire progresser l’égalité hommes-femmes et à autonomiser les femmes et les filles, y compris dans les régions les plus fragiles du monde.

Éléments clés :
• Nous vivons un moment important pour l’autonomisation des femmes : un changement culturel est à l’œuvre.
• L’égalité entre hommes et femmes dans le monde de l’entreprise a connu une évolution lente, mais positive. Un surcroit d’effort sera d’une importance critique pour assurer un changement en profondeur.
• Les bénéfices de la parité hommes-femmes dans le monde de l’entreprise vont au-delà d’une profitabilité accrue pour les sociétés : la parité peut avoir un impact socio-culturel beaucoup plus large, en particulier sur le développement d’une culture de management alignée aux aspirations des nouvelles générations.
• Le leadership des dirigeants d’entreprise est critique pour atteindre la parité. Les actionnaires devraient également jouer un rôle important.
• L’accélération des progrès demandera de mettre au point et de tester différents outils et meilleures pratiques émergentes, notamment :

o Des quotas  : même s’il n’est pas impossible d’atteindre la parité sans eux, les quotas peuvent jouer un rôle essentiel dans l’apparition rapide de progrès, et ont permis des résultats impressionnants dans un certain nombre de pays d’Europe occidentale, en France en particulier.

o Des plans de succession adéquats : la planification d’une succession ne se limite pas à s’assurer que des noms de femmes figurent en haut de la liste, il s’agit également d’identifier les femmes les plus performantes, et de chercher activement celles qui ont un fort potentiel de développement.

o Des partenariats public-privé : rassembler des responsables issus de différents secteurs partageant l’objectif d’assurer l’égalité des chances pour les femmes peut conduire à d’importants résultats. La France a annoncé la création d’un tel groupe de travail public-privé pour combler l’écart de salaire entre hommes et femmes, en collaboration avec le World Economic Forum.

o Des données et des outils d’analyse : les données constituent un instrument puissant pour les recruteurs qui veulent diversifier leurs sources de candidats. Il est également essentiel d’informer les directions des entreprises sur les paramètres de décision existants et futurs qui impactent la parité hommes-femmes.

o Des programmes de développement et de mentoring : Il est démontré que ces programmes conduisent à une meilleure représentation des femmes dans les postes de direction et sont un moyen important d’accroitre les sources de diversité.

Dernière modification : 07/02/2018

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